Interprétation historique et temporelle
Analysez un tirage géomantique selon trois axes : le passé qu'il révèle, l'influence du jour de la semaine et la symbolique historique de la figure.
Entier positif. Calculé via le calculateur.
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Un conseil de lecture pour approfondir l'interprétation.
Les correspondances planétaires et leurs influences.
Récits traditionnels des 16 figures
Via, « le Chemin », est dans la tradition arabe la figure des caravanes du désert. Les géomanciens du Maghreb la tiraient pour les voyageurs avant la traversée du Sahara. Elle évoque le passage du Prophète vers Médine (Hijra) : tout chemin véritable transforme celui qui marche.
Populus, « le Peuple », est la figure-miroir : elle reflète tout ce qui l'entoure. Les anciens géomanciens andalous l'associaient à l'Oumma, la communauté des croyants, et la consultaient pour mesurer l'influence du groupe sur l'individu.
Fortuna Major, « la Grande Fortune », est la figure royale du Soleil. Dans la tradition d'al-Zanâtî, maître du XIIIᵉ siècle, elle annonçait les règnes longs et les bénédictions divines accordées aux justes. C'est la figure des prophètes-rois comme Sulaymân (Salomon).
Fortuna Minor, « la Petite Fortune », est la figure du Soleil couchant. Les géomanciens itinérants la tiraient pour les marchands : elle promet le gain rapide mais demande de partir avant la nuit.
Acquisitio, « le Gain », est la figure de Jupiter le bienfaisant. Dans la géomancie soufie, elle est liée à la barakah (bénédiction) qui multiplie ce qu'on possède sans qu'on s'en rende compte.
Amissio, « la Perte », est la figure de Vénus tombante. Les anciens disaient qu'elle apparaissait au tirage lorsque l'âme avait oublié de remercier pour ce qui lui avait été donné — la perte rappelle alors la valeur de ce qui fut.
Laetitia, « la Joie », est la figure ascendante par excellence : tous les points pointent vers le haut. Les géomanciens andalous la voyaient comme le rire du Prophète Yûnus (Jonas) sorti du ventre de la baleine — la joie après l'épreuve.
Tristitia, « la Tristesse », est la figure de Saturne. La tradition rapporte que les sages la tiraient lors des nuits sans lune : elle enseigne que la mélancolie n'est pas une malédiction mais une école de l'âme.
Puer, « le Garçon », est la figure de Mars jeune. Dans la tradition militaire arabe, on la tirait avant les batailles : elle annonce la victoire si l'on charge sans hésiter, la défaite si l'on tergiverse.
Puella, « la Fille », est la figure de Vénus pure. Les géomanciens la considéraient comme la signature des prières du vendredi soir, jour de la beauté et de l'amour licite.
Rubeus, « le Rouge », est la figure de Mars en chute. Les anciens disaient qu'elle révèle les nuits où le sang a parlé plus fort que la raison. C'est la figure qu'on évitait de tirer en début de semaine.
Albus, « le Blanc », est la figure de Mercure paisible. Dans les écoles soufies, elle représente le cœur purifié par le dhikr — celui qui voit clair parce qu'il s'est tu.
Caput Draconis, « la Tête du Dragon », est le nœud lunaire ascendant. La tradition arabe (Râs al-Jawzahar) la voit comme l'œil qui s'ouvre sur un nouveau cycle de la vie — les anciens marquaient la date du tirage pour s'en souvenir.
Cauda Draconis, « la Queue du Dragon », est le nœud lunaire descendant (Dhanab al-Jawzahar). Elle est la figure des exils volontaires et des hijras intérieures — fermer une porte pour qu'une autre s'ouvre.
Conjunctio, « la Conjonction », est la figure de Mercure liant. Les géomanciens andalous la lisaient comme le pont entre l'Orient et l'Occident — la rencontre des contraires qui féconde toute chose.
Carcer, « la Prison », est la figure de Saturne fermant. La tradition la lie à Yûsuf (Joseph) en prison : l'enfermement injuste qui prépare une élévation immense. La patience y est la clé qui ouvre toutes les serrures.